Petit gravelot Charadrius dubius (Scopoli, 1786)

Charadrius dubius (Scopoli, 1786) ou le Petit gravelot est un Limicole de la famille des Charadriidae.

Charadrius dubius adulte
Charadrius dubius adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Il mesure de 15,5 à 18 cm, pour une envergure de 32 à 35 cm.
Son bec est étroit et assez long. La queue est assez courte.
Il paraît avoir des pattes assez longues du fait du profil plus élancé du ventre et de la poitrine. Les pattes sont roses à jaune verdâtre.
Il n’a pas de barre alaire pâle ou seulement une très vague trace.
Il a une tache sombre aux parotiques souvent très pointue en arrière vers le bas, et non arrondie.
Les longues tertiaires couvrent la plus grande part des primaires.
L’adulte a une combinaison typique du cercle orbitaire nettement jaune, du bec tout noir et des pattes brun clair ou chair grisâtre. La femelle présente du brun parsemé à la tête et des motifs noirs à la poitrine. En hiver, le noir de la tête et de la poitrine devient brun, et le front et le sourcil sont chamois. Le cercle orbitaire est jaune et généralement visible.
Le cri le plus habituel est émis souvent par les oiseaux volant en groupe : « piu » un peu descendant, bref et sifflant.

On le rencontre dans des zones dénudées à galets et cailloutis près de l’eau, comme gravières inondables et plages, îles et abords des lacs et étangs, sablières et carrières, marais salants.
C’est un visiteur d’été, qui hiverne en Afrique.
Sur l’île de Ré, il est surtout présent de la mi-mars à la mi-septembre ainsi qu’éventuellement durant la première quinzaine de janvier. C’est un nicheur discret des marais salants, dont le nid, les œufs et les poussins sont difficiles à repérer tant ils se fondent avec leur environnement. En hiver, il est commun en bordure de plage dans les laisses de mer avec les Tourne-pierre notamment et surtout sur les vasières.

Charadrius dubius adulte
Charadrius dubius adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Il court à une vitesse stupéfiante : ses pattes s’agitent si vite qu’elles deviennent invisibles et l’oiseau semble glisser comme un jouet d’enfant.

Son nid est dans une simple dépression dans les sédiments coquilliers (multiple coquilles de mollusques).
Dès qu’il revient sur son territoire, en avril ou en mai, le mâle exécute des vols nuptiaux spectaculaires pendant lesquels il bat lentement des ailes, se tourne de gauche à droite et lance des trilles. Elle pond 4 œufs jaune-sable constellés de taches brun-noir. Les deux adultes se relaient au cours de la couvaison. L’incubation dure entre 22 et 26 jours. Lorsque les petits éclosent, ils s’en occupent pendant trois semaines.

Son alimentation est principalement composée d’insectes, petits crustacés et vers... Il chasse parfois « en tapant des pieds »sur le sable ou sur la vase comme le font de nombreux limicoles comme le Pluvier argenté par exemple.

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