Grande aigrette Ardea alba (Linnaeus, 1758)

Ardea alba (Linnaeus, 1758) (Syn. Egretta alba) ou la Grande Aigrette est un oiseau de la famille des Ardeidae.

Egretta alba adulte
Egretta alba adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Elle mesure de 85 à 100 cm, pour une envergure de 143 à 169 cm.
Elle est toute blanche.
Ses pattes sont plus grandes que celles du Héron cendré et de l’Aigrette garzette.
Son cou est plus long que celui du Héron cendré.
Les tibias et une partie des tarses sont jaunâtres.
Son bec est jaunâtre hors de la période de nidification.
Elle n’a pas de plumes sur la nuque.

Egretta alba adulte
Egretta alba adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

On la rencontre sur les lacs marécageux peu profonds, avec généralement des roselières...
C’est une espèce migratrice partielle, qui hiverne dans la région méditerranéenne ou en Afrique.
Sur l’île de Ré, elle est présente d’octobre à la mi-mars voire de la mi-août à la fin avril et en juin. Elle apparaît sporadiquement ,après avoir été vue dans les marais littoraux continentaux.

Elle a un vol direct soutenu, avec de profonds et fermes battements d’ailes.

Elle niche isolement ou en colonies, parfois en compagnie d’autres hérons,dans les arbres au-dessus de l’eau, à environ 6 à 12 mètres de hauteur ou dans les roselières. Le nid est une plate-forme lâche faite de rameaux de bois et de brindilles, de tiges de plantes aquatiques. Le même nid peut être employé année après année.
La femelle dépose 4 à 5 œufs lisses, bleu verdâtre ou bleu clair. L’incubation dure 23 ou 24 jours, assurée par les deux adultes. Les poussins sont semi-nidifuges. Les deux parents les nourrissent. Ils commencent à effectuer de courts vols vers 35 à 40 jours.

Egretta alba adulte
Egretta alba adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Elle se nourrit dans les prairies inondables, au bord des lacs et des étangs et le long des cours d’eau. Quand elle repère une proie, elle la transperce rapidement de son bec.
Son alimentation est assez similaire à celle des autres hérons : poissons, batraciens, insectes aquatiques, reptiles, petits rongeurs forment en effet l’ensemble de son menu.

La Grande Aigrette est protégée par la loi, mais cette espèce est passée près de l’extinction à cause de l’engouement pour leurs longues plumes nuptiales qui ornaient les chapeaux des dames, au début du 20e siècle.
La dégradation des zones humides, la perte de l’habitat et le développement des régions côtières sont des menaces importantes pour cette espèce.

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