Gavia stellata (Pontoppidan, 1763)

Plongeon catmarin

Gavia stellata (Pontoppidan, 1763) ou le Plongeon catmarin est un oiseau de la famille des Gaviidae.

Gavia stellata adulte
Gavia stellata adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Il mesure de 55 à 67 cm, pour une envergure de 91 à 110 cm.
C’est le plus petit Plongeon.
Le bec est retroussé, relevé car la mandibule inférieure est arquée.
Le front est fuyant. Il a un angle entre la calotte et la nuque assez aigu.
La poitrine est habituellement plate.
En vol, le cou est un peu plus étroit que le Plongeon arctique, plus incurvé, donnant un aspect bossu. Le bec est souvent un peu levé. Les pattes sont normalement peu saillantes, ce qui place les ailes en arrière du centre de gravité.
Les coups d’ailes un peu plus amples et rapides que ceux du Plongeon arctique. Il a pour habitude de lever et d’abaisser la tête comme pour tester sa vue.
L’adulte nuptial a une tache rousse sombre sur le cou, paraissant noire de loin.
L’adulte internuptial a le côté du cou blanc sur un peu plus de la moitié. De derrière, il a du blanc visible sur les côtés du cou. L’œil est entouré d’un peu de blanc. Le dos est moucheté de blanc. Les flancs sont habituellement pâles tout le long de la ligne de flottaison.
Le juvénile est comme l’adulte internuptial. Il a des zones blanches à la tête et le cou, finement striées de gris. Les mouchetures pâles du dessus sont plus grises.
Durant le 1er été, le plumage nuptial est incomplet. Il a souvent deux bandes sombres à l’avant du cou.

Gavia stellata adulte
Gavia stellata adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

On le rencontre dans de petites pièces d’eau de la toundra ou des tourbières de la taïga.
Sur l’île de Ré, il est présent de la mi-novembre à la fin mars, voire de début novembre à la mi-juin. C’est notre plus petit Plongeon qu’on va admirer à la Patache quand en hiver, on peut y voir les 3 Plongeons (catmarin, arctique et imbrin) qui trouvent dans les pertuis abris et nourritures.
Avec ses ailes de grande ampleur, il peut s’envoler ou se poser directement sur le sol.

Il est monogame. Les deux partenaires passent l’hiver ensemble et au printemps les oiseaux volent autour du secteur de nidification en poussant des gémissements sonores et des cris grinçants. Ils peuvent commencer dès l’arrivée au nid et continuer jusqu’à la ponte. Le mâle choisit le site du nid.
Le nid est toujours près de l’eau. C’est un simple amas de plantes aquatiques ou de mousses façonné en cuvette peu profonde.
En mai, la femelle dépose 1 à 3 œufs. L’incubation dure 27 jours, assurée par le couple. La nourriture est apportée par les deux parents.
A 2/3 semaines, les jeunes passent la majeure partie du temps à nager, mais dépendent de leurs parents pour se nourrir.

Nageur émérite, il est bien adapté à la vie dans l’eau. Une plongée peut durer 90 secondes, sur plusieurs centaines de mètres de distance, à des profondeurs atteignant 10 mètres. Ils se nourrissent de poissons qu’ils poursuivent sous l’eau et qu’ils attrapent avec le bec, plutôt que de le transpercer.
Son régime comprend des poissons et d’autres animaux aquatiques tels que les crustacés. Le plongeon se nourrit souvent en eau peu profonde. Pour repérer ses proies, le plongeon enfonce à moitié la tête sous l’eau afin d’échapper aux reflets.