Goéland d’Audouin Ichthyaetus audouinii (Payraudeau, 1826)

Ichthyaetus audouinii (Payraudeau, 1826) (Syn. Larus audouinii) ou le Goéland d’Audouin est un oiseau de la famille des Laridae.

Larus audouinii adulte
Larus audouinii adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Il mesure de 44 à 52 cm, avec une envergure de 117 à 128 cm.
Il est un peu plus petit que le Goéland argenté (Larus argentatus), avec une allure plus gracieuse.
Son bec est plus court et plus gros. Il est souvent un peu baissé chez l’oiseau posé.
Le front est plus allongé avec un emplumage en direction des narines.
En alerte, le cou est plus long.
Les ailes sont plus longues et plus étroites.
L’adulte diffère du Goéland leucophée (Larus michahellis) par son bec rouge foncé. Son œil est sombre. Les pattes sont gris foncé ou verdâtres. Le manteau et le dessus des ailes sont gris bien plus clair. Il n’y a pas de net bord postérieur blanc aux ailes, et seulement un très petit « sou » blanc à la pointe de l’aile. Les rémiges primaires externes ont les bouts blancs réduits formant un « rang de perles ».

Larus audouinii adulte
Larus audouinii adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Durant la 1ère année, le juvénile est semblable à ceux des Goélands leucophée et brun. Le dessous des ailes est plus nettement marqué avec des couvertures alaires barrées de sombre. Les rémiges sont sombres, séparées par une plage médiane pâle. Le croupion est assez sombre mais les sus-caudales sont blanches, nettement en U. La queue est presque totalement noire à large bout blanc. L’arrière des flancs est généralement sombre. Les pattes sont gris foncé. Le bec est plus fort au bout, bicolore, à bout noir et 2/3 proximaux gris.
Durant la 2ème année, il est reconnu au dessus gris clair, à l’élégant motif alaire avec une nette bande sombre aux secondaires, à l’étroite barre caudale noire. Les pattes sont sombres. La base du bec est habituellement rouge.
Durant la 3ème année, il est comme l’adulte mais il a un peu de noir aux couvertures primaires. Il n’a pas de miroirs blancs au bout de l’aile. Il n’a, parfois, pas de trace de barre caudale.
Le contact à la colonie est un « gléh-i-éh ». Il émet un grave « ug-ug-uk ». Il émet aussi une série sans fin de « arch » rauques, rappelant la rumeur des corbeautières.

Larus audouinii immature 2ème hiver (devant) et adulte (derrière)
Larus audouinii immature 2ème hiver (devant) et adulte (derrière)
Crédits : Jean-Yves Piel

C’est l’un des Goélands les plus rares, mais il est en nette progression ces dernières années dans l’ouest de la Méditerranée. Il peut comme tous les Goélands, notamment avec d’autres espèces remonter épisodiquement l’Atlantique.
Sur l’île de Ré, il ne fut observé que très rarement, durant la première quinzaine de mai.
Il niche en colonies ou en couples isolés sur les îlots rocheux.
Il est présent sur des rochers battus par les vagues, les baies et les plages de sable.
Son alimentation est surtout composée de poissons qu’il pêche à partir de la surface ou en plongée peu profonde.

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