Labbe parasite Stercorarius parasiticus (Linnaeus, 1758)

Stercorarius parasiticus (Linnaeus, 1758) ou le Labbe parasite est un oiseau de la famille des Stercorariidae.

Stercorarius parasiticus adulte
Stercorarius parasiticus adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Il mesure de 37 à 44 cm, avec une envergure de 100 à 115 cm.
A distance convenable, la tache basale est pâle à la main et, chez les adultes, avec un prolongement caudal pointu.
Ses ailes sont longues et assez étroites. La main est pointue. Le bras apparaît aussi large ou un peu moins que la distance entre le bord postérieur de l’aile et la pointe de la queue.
Son bec est un peu plus mince que le Labbe pomarin (Stercorarius pomarinus).
Le plumage est en principe comme chez le Labbe pomarin, mais le capuchon sombre des adultes est moins noir. Il n’entoure pas nettement les commissures. Il laisse toujours une petite tache pâle au-dessus de la base du bec. S’il y a une bande pectorale, elle n’est qu’indiquée vaguement.
Le plus souvent, il émet un « èh-glo » nasillard et miaulant, répété lors de la parade.

Stercorarius parasiticus adulte
Stercorarius parasiticus adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

On le rencontre dans la toundra, des landes côtières et des îles dénudées.
C’est un migrateur, qui hiverne au sud de l’équateur. Sur l’île de Ré, on peut l’observer en avril et d’août à novembre, voire de la mi-juillet à fin mai.

Il niche généralement en colonies lâches où chaque couple défend âprement son territoire. Le couple bâtit un nid sommaire à découvert en aménageant une cuvette ensuite garnie d’herbes et de lichens. La ponte est constituée d’1 à 3 œufs verts ou bruns tachés.

Stercorarius parasiticus adulte
Stercorarius parasiticus adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Un Labbe parasite fréquentant une zone côtière tire presque toute sa subsistance en parasitant d’autres oiseaux marins. D’un vol agile, il poursuit la victime choisie dont il imite la moindre évolution jusqu’à ce qu’elle lâche sa proie ou recrache sa prise sous l’effet de la panique. Toutefois, le labbe parasite peut également se procurer lui-même sa nourriture. Il capture à la surface des poissons, des crustacés et des seiches. Il profite parfois des déchets laissés par les bateaux et mange aussi des cadavres rejetés au rivage par les marées. En septembre, on le voit fréquemment dans les pertuis breton notamment.

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