Hydrobates pelagicus (Linnaeus, 1758)

Océanite tempête

Hydrobates pelagicus (Linnaeus, 1758) ou l’Océanite tempête est un oiseau de la famille des Hydrobatidae.

Hydrobates pelagicus
Hydrobates pelagicus
Crédits : Patrice Giraudeau

Il mesure de 15 à 16 cm, pour une envergure de 37 à 41 cm.
C’est le plus petit des Océanites sur les côtes européennes.
Il est brun-noir.
Il peut être confondu avec l’Océanite culblanc (Oceanodroma leucorhroa), bien que ce dernier est plus grand.
Il n’a pas de bande plus claire aux couvertures sus-alaires (seulement un étroit bord blanc chez les jeunes), mais une large bande blanche caractéristique sous l’aile.
La tache blanche est plus large au croupion, s’étendant aux côtés.
La queue est de forme carrée ou légèrement arrondie.
Le bec est noir et formé de plusieurs plaques cornées.
Les pattes sont palmées, noires et courtes.
De nuit, on entend des sons ronflants et des sortes de ronronnements s’élever des terriers.

Hydrobates pelagicus
Hydrobates pelagicus
Crédits : Otter

Il a une activité nocturne sur les lieux de reproduction. Il s’observe en petites troupes silencieuses qui peuvent devenir très importantes en cas d’intempéries.
C’est une espèce migratrice qui passe l’hiver au large des côtes de l’Afrique du Sud.
Sur l’île de Ré, on l’observe de la mi-août à la mi-septembre. Mais il peut être aussi vu d’octobre à février, de la mi-mai à la mi-avril et début août. Il vole de façon hésitante, papillonnant avec de courtes glissades, les pattes pendantes.

Hydrobates pelagicus
Hydrobates pelagicus
Crédits : Patrice Giraudeau

L’espèce niche en petites colonies dans les îlots isolés rocheux ou herbeux parsemés de blocs de pierre et de trous. Le nid est une cavité située dans une anfractuosité de rocher, un ancien terrier dont l’accès s’effectue parfois par un conduit pouvant atteindre trois mètres de long. Un seul œuf est pondu, souvent couronné de points rouges à son extrémité la plus large. Il est déposé à même le sol et couvé pendant une période d’environ 38 à 41 jours. Le poussin ne quitte le nid pour son premier envol qu’entre 63 et 70 jours.

Son alimentation est composée de crustacés, mollusques céphalopodes, poissons de petite taille ou déchets organiques flottant à la surface de l’océan.

Hydrobates pelagicus
Hydrobates pelagicus
Crédits : JLD