Halichoerus grypus

Phoque gris

Halichoerus grypus ou le Phoque gris est un carnivore de la famille des Pocidea.

Le mâle, coloration gris foncé presque noire, atteint 4m et 500 kilos, la femelle plus claire avec des tâches foncées (2.2 m et 190 kg).
Leur corps est trapu et fusiforme, les yeux petits. Allaité par la mère, le petit croît de 1 à 2 kg par jour !!

Halichoerus grypus
Halichoerus grypus
Crédits : Cécile Rousse

Sur la période 1985-2008, il a fait l’objet de 86 mentions en Charente Maritime (33 échouages et 53 observations confirmées).
Ce sont des jeunes de l’année, sevrés, âgés de quelques semaines à quelques mois, qui se sont dispersés en mer à partir des colonies nordiques dont la plus proche se situe en mer d’Iroise (Bretagne).
Seuls 4 adultes ont été rencontrés dont une femelle qui a succombé sur l’île de Ré au mois d’Août 2014 après un avortement.
Il y a échouage, généralement sur la côte sauvage de l’île de Ré ou d’Oléron, lorsque l’animal est en difficulté (animal épuisé, dénutri, blessé, malade). Son état nécessite alors une intervention.
Sur 33 échouages de phoques gris, le centre de soin du Centre Régional des Mammifères Marins (CRMM) en a réintroduit 20 en mer d’Iroise après quelques semaines de soins et de réhabilitation. La saisonnalité des échouages et des observations est marquée (75 % de décembre à mars).
Les proies préférées des phoques gris sont la vieille (Labrus bergylta), le congre (Conger conger), le bar (Dicentrachus labrax), la sole (Solea solea) et la seiche (Sepia officinalis).

Halichoerus grypus juvénile
Halichoerus grypus juvénile
Crédits : Grégory Ziebacz

Même si le phoque gris n’est pas rare dans nos eaux, nos visiteurs sont des animaux de passage. Il ne semble pas exister de sites terrestres favorables à leur installation durable.
La photo ci-dessus, prise en hiver 2014-2015, de ce jeune phoque gris sur une lasse ostréicole est celle d’un individu qui a stationné 5 à 6 semaines à Ré, il y a grossi de plusieurs dizaines de kilos, trouvant notamment dans le pertuis Breton le havre et le « couvert ». Sans être fréquente, cette espèce est observée quasiment chaque année dans l’île.