Stercorarius longicaudus (Vieillot, 1819)

Labbe à longue queue

Stercorarius longicaudus (Vieillot, 1819) ou le Labbe à longue queue est un oiseau de la famille des Stercorariidae.

Il mesure de 35 à 41 cm, avec une envergure de 88 à 105 cm.
Il est petit et élancé.
L’adulte nuptial a un capuchon noir, contrastant sur le dessus entre les rémiges foncées et les couvertures alaires gris brunâtre plus clair. Il n’a pas de tache basale claire sous la main. L’éperon caudal est très long et étroit.
Le juvénile est variable comme le Labbe parasite (Stercorarius parasiticus). Il en diffère par sa silhouette et le vol. Chez la forme claire et la forme intermédiaire, il a une coloration de fond plus grise, moins brune. Les rectrices médianes dépassent de façon insignifiante et arrondies à la pointe. Le bec a une base nettement claire et court.
Sa voix est plus aiguë que chez les autres labbes : « kchu » et « kriepp » répétés, et « kré-krepp » querelleur.

Il niche dans l’extrême nord de l’Europe sur les versants montagneux dénudés et dans la toundra, souvent loin de la mer.
Il hiverne surtout dans l’Atlantique sud.
Il est rarement observé en Europe occidentale sur sa route migratoire.
Sur l’île de Ré, on peut l’observer rarement, en octobre.

Le nid est constitué par une simple dépression au sol, tantôt nue, tantôt tapissée d’une maigre couche de végétation. La ponte comprend 2 œufs chamois-brun ou vert pâle avec des marques brunes. Les jeunes sont élevés par le mâle et la femelle, cette dernière les réchauffant et les nourrissant pendant que le mâle chasse et défend le territoire contre d’éventuels intrus.

Durant l’été, il se nourrit de petits rongeurs vivant dans la toundra. Les lemmings constituent les proies favorites mais les campagnols ne sont pas pour autant délaissés. Il consomme aussi des musaraignes, des petits oiseaux et leurs œufs, des coléoptères, des vers et des fruits.