Ouette d’Égypte Alopochen aegyptiaca (Linnaeus, 1766)

Alopochen aegyptiaca (Linnaeus, 1766) ou l’Ouette d’Égypte est un oiseau appartenant à la famille des Anatidae.

Alochopen aegyptiacus adulte
Alochopen aegyptiacus adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Elle ressemble à une oie.
Ses pattes sont longues et roses.
Son plumage est partiellement beige contrastant avec son dessus plus foncé.
Le juvénile, plus terne, évoque un peu un jeune tadorne de belon.
Les sexes sont identiques, malgré une forte variabilité individuelle.
La tête et le cou sont jaunâtres à beiges, avec une tâche brun-chocolat autour de l’œil et à la base du bec.
Sa calotte est légèrement tachetée de brun-roux, un collier brun-roux cerne la partie inférieure du cou.
Le haut du manteau, la poitrine et presque tout le reste du dessous présentent une teinte beige à jaune grisâtre, plus pâle sur les flancs.
Le ventre est blanchâtre et des taches brun-chocolat de taille variable marquent la poitrine.
Le bas du manteau et les scapulaires sont en général bruns.
Le dos, le croupion, les sus-caudales et la queue sont noirs. Les couvertures sus-alaires blanches sont bordées par une ligne foncée le long des grandes couvertures.
Les rémiges et les rectrices primaires sont noirâtres, les secondaires vert ou pourpre métallique, les tertiaires partiellement rousses. Le dessous des ailes est blanc.
Les juvéniles possèdent un plumage plus terne que les adultes.

Cet oiseau n’est pas très bruyant mais ses conflits et ses disputes sont souvent ponctués de nombreux cris de la part des deux partenaires. Le mâle émet des sifflements aigres contrairement à la femelle qui produit un cancanage strident qui s’apparente presque au braiement d’un âne : « honk-haah-hah-haah ».

Alochopen aegyptiacus adulte
Alochopen aegyptiacus adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Elle fréquente à peu près tous les plans d’eau d’Afrique Tropicale. Elle évite les régions très boisées. Elle préfère les lacs d’eau douce et tous les types de rivières.

L’Ouette d’Égypte habite toute l’Afrique Subsaharienne, la vallée du Nil et le sud de la Palestine. Une petite population vit dans le sud de l’Angleterre où l’espèce a été introduite au XIXème siècle, et une autre plus restreinte existe au Pays-Bas, originaires d’oiseaux échappés de parcs.
Sur l’île de Ré, on peut la croiser de début février à mi-mars.

Cet oiseau vit en couples ou en petits groupes. Cependant, pendant la mue post-nuptiale, il se rassemble en grand nombre sur certains plans d’eau. Pendant cette période, l’Ouette d’Égypte est absolument incapable de voler et lorsqu’elle est menacée par n’importe quel danger, elle pousse un cri d’alarme et se précipite au milieu de l’eau. Elle nage d’ailleurs très bien et avec légèreté, l’arrière du corps relevé. Elle se perche également sur les arbres, les falaises et les bâtiments en adoptant toujours une attitude très prudente.

Alopochen aegyptiacus adulte
Alopochen aegyptiacus adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Les oies d’Égypte ont un comportement territorial très marqué et défendent leur aire avec acharnement. Le nid est situé à terre dans les buissons, dans une cavité d’arbre, de falaise, ou de bâtiment jamais très éloignée de l’eau. La femelle construit un nid à l’aide de brindilles et de feuilles, puis le garnit de duvet. Elle y pond de six à douze œufs de couleur blanc jaunâtre. L’incubation dure entre 28 et 30 jours. Cependant, les jeunes n’acquièrent leur totale autonomie et ne sont capables de prendre leur envol qu’au bout de 10 semaines.

Son alimentation est composée d’herbes, de feuilles, de graines et de céréales.

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