Alouette calandrelle Calandrella brachydactyla (Leisler, 1814)

Calandrella brachydactyla (Leisler, 1814) ou l’Alouette calandrelle est un oiseau appartenant à la famille des Alaudidae.

Elle mesure de 14 à 16 cm.
Elle est pâle, avec des motifs gris brunâtre et blanc sale.
L’adulte a le dessous sans motifs avec seulement une petite tache foncée aux côtés de la poitrine.
Elle a de longues rémiges tertiaires, allant jusqu’au bout des rémiges primaires ou presque.
Les couvertures moyennes foncées ont un large bout pâle.
Elle a un large sourcil blanc sale.
Sa joue est gris brunâtre à peu près sans motifs et entourée de pâle.
Certains individus ont la calotte vaguement brun-roux, d’autres l’ont plus uniformément gris brunâtre et nettement rayée.
Le bec est pointu et très pâle.
Le juvénile a des liserés pâles dessus. Il a la tacheture éparse et diffuse sur toute la poitrine. La projection primaire est assez courte.
Son contact est un « dritt » gazouillant et sec, à peu près comme celui de l’Alouette des champs (Alauda arvensis) mais plus secs, plus bref, évoquant le cri de l’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum). Ça peut être aussi un « trilp » plaintif.
Son chant est de deux sortes. Le premier, caractéristique, est composé de courtes phrases de sons gazouillés et secs, hachés, accélération et finale en crécelle, avec des pauses de 1 à 3 secondes entre les phrases. Sa variante plus excitée est composée de strophes de 10 à 30 secondes, avec plus de variations.

Le vol est chanté habituellement circulaire, lent et à bonne hauteur. Il est onduleux, avec la queue fermée. Les phases sont normalement lancées au moment de rapides séries de coups d’ailes vibrants.

On la rencontre dans des région cultivées ou plaines plus arides.
Elle aime les terrains secs, sableux ou caillouteux, avec une végétation rase. On la trouve dans des zones bien ensoleillées à l’abri du vent et présentant un sol avec des zones dénudées : dunes, herbages et champs ouverts, des milieux fortement anthropisés comme les remblais, les carrières...

L’alouette calandrelle vit dans les herbages ouverts et relativement secs. Elle hiverne principalement en Afrique, dans le sud de l’Asie et dans la péninsule indienne.
L’alouette calandrelle est un migrateur transsaharien. Certains individus tentent d’hiverner en France, mais on ne connaît pas l’ampleur de ce phénomène. Elle vie en petits groupes pendant la période hivernale.
Sur l’île de Ré, elle fut observée durant la deuxième quinzaine de juin.

L’espèce est habituellement fidèle à son lieu de reproduction. Pour nicher, elle a besoin de sites de type steppiques. Le nid est aménagé au sol dans les zones les plus chaudes. Il consiste en une simple dépression, garni de débris végétaux et protégée du vent dominant et du soleil par une touffe d’herbe ou un buisson. Trois à cinq œufs sont pondus dès le mois de mai. L’incubation dure de 12 à 14 jours. Les jeunes quittent le nid au bout de 12 jours.

L’alouette calandrelle est insectivore en période de reproduction et granivore en période hivernale.

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