Faucon d’Éléonore Falco eleonorae (Géné, 1839)

Falco eleonorae (Géné, 1839) ou le Faucon d’Éléonore est un rapace de la famille des Falconidae.

Il mesure de 36 à 42 cm, avec une envergure de 87 à 104 cm.
Les ailes sont longues et proportionnellement étroites.
Sa queue est longue.
Le corps est assez élancé.
Il est comme un grand Faucon hobereau (Falco subbuteo) ou un mâle élancé de Faucon pélerin (Falo peregrinus). Il a cependant une queue plus longue. Il a des ailes en proportion plus longues et étroites que le pélerin.
L’adulte en forme pâle a un plumage similaire à celui d’un jeune Faucon hobereau mais le contraste entre les couvertures sous-alaires très sombres et la base gris plus clair des rémiges. Le dessous du corps est chamois-roux plus terne ou brun rouille.
L’adulte en forme sombre est uniformément brun noirâtre foncé, avec un contraste sous les ailes.
Le juvénile est assez semblable au Faucon hobereau juvénile. Il en diffère par la silhouette, la taille et la base plus claire aux rémiges (dessous), contrastant avec le bout des ailes et les couvertures alaires plus foncés. Le dessous est chamois soutenu, finement rayé de sombre. La gorge est beigeâtre, pas aussi blanche que chez le Faucon hobereau.
Il émet habituellement « kyèh-kyèh-kyèh-kyèh-kyèh » nasillard.

Le faucon d’Éléonore est un grand migrateur. Il effectue de longs parcours avant d’élire son lieu hivernal.
Sur l’île de Ré, il ne fut observé que durant la première quinzaine de septembre.

Pendant la période de reproduction, ils utilisent une méthode de chasse très particulière, dans laquelle interviennent principalement les mâles. Les faucons forment un front serré et décalé en hauteur, et attendent, au lever du jour, l’arrivée de leurs proies. Ils se lancent sur elles en vol, avant qu’elles atteignent le sol. Ils les saisissent et les emportent directement au nid et recommencent.

Il a un vol extrêmement gracieux, très agile et rapide. Il est capable de grands piqués et de vitesses extraordinaires. Il bat des ailes de manière régulière et profonde quand il chasse, mais il effectue aussi des phases lentes très caractéristiques, avec de paresseux battements d’ailes. Il est capable de s’immobiliser dans l’air en déployant la queue comme les buses, les ailes étendues.

Il niche en colonies sur les côtes rocheuses et les îles de la Méditerranée.
Sa nidification est décalée pour profiter du passage migratoire automnal des passereaux. Les proies sont capturées au-dessus de la mer.
L’espèce étant grégaire, les colonies peuvent comprendre plusieurs couples. Le nid est un simple creux gratté, au bord d’une paroi rocheuse. Plus souvent, ils déposent les œufs à l’intérieur d’excavations rocheuses, jamais éloignées de la mer.
La ponte consiste en général en 1 à 3 œufs pondus à 24 ou 48 heures d’intervalle. Leur coloration est d’un blanc rosé ou ocre clair, et tachetés de tons plus sombres. L’incubation dure de 28 à 30 jours. Durant les dix premiers jours, la femelle reste au nid ou tout près.
Les jeunes volent au bout de 30 jours. Et ce n’est qu’à partir de 35 jours après l’éclosion qu’ils peuvent suivre maladroitement les adultes.

Il se nourrit essentiellement d’insectes volants et de petits oiseaux. Cependant, il peut aussi se satisfaire de petits mammifères et de reptiles.

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