Bergeronnette de Yarrell Motacilla alba yarrellii (Gould, 1837)

Motacilla alba yarrellii (Gould, 1837) ou la Bergeronnette de Yarrell est un oiseau appartenant à la famille des Motacillidae.

Motacilla alba yarreldii adulte
Motacilla alba yarreldii adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Elle mesure de 16,5 à 19 cm.
Elle est élancée et gracieuse.
La queue est longue et étroite, noire et blanc, hochée en permanence.
Son plumage est entièrement noir, blanc et gris.
En tout plumage, la poitrine est foncée (grise ou noire).
Le mâle adulte nuptial a la calotte, la nuque et le dos noirs. Son front et l’avant de la calotte sont blancs. La bavette est noire. Les barres alaires et la bordure des rémiges tertiaires sont blanches.
La femelle a le dos gris foncé et le croupion noir. Les flancs sont gris olivâtres foncé.
La femelle adulte nuptial est comme le mâle mais avec moins de noir à la nuque et une transition diffuse vers le dos gris ou seulement un peu de noir à la calotte.
Durant le plumage internuptial, le cou et la gorge sont blancs. La bande pectorale est noire. Le front est blanc, ou blanc à nuance jaunâtre, ou encore gris clair à nuance verdâtre.
Le juvénile a les côtés de la calotte sombres, barres alaires nuancées de gris. La bande pectorale est grisâtre.
Le contact est facile à reconnaître : « tsli-vitt » ou « zi-zélitt », uniforme et tremblotant.

Motacilla alba yarreldii adulte
Motacilla alba yarreldii adulte
Crédits : Jean-Yves Piel

Elle marche avec de brusques mouvements de la tête, et court après ses proies en s’arrêtant, la queue balançant fortement.
On la rencontre dans des milieux divers, notamment zones cultivées. Elle apprécie la proximité de l’homme et de l’eau mais parfois aussi loin des habitations, dans les bois clairs et les marais.
C’est une migratrice partielle, qui hiverne surtout au Moyen-Orient et dans le nord-est de l’Afrique.
Sur l’île de Ré, elle peut être observée d’octobre à mars, voire de la mi-juillet à la fin avril.
Elle est attirée par les zones dégagées (prés, parcours de golf, rochers, toits et routes…), où elle capture les insectes.

Elle fait son nid dans un trou ou une anfractuosité, dans des falaises, bâtiments, fourrés... Constitué de ramilles, de tiges, d’herbes, de radicelles, de mousses et de feuilles, il est garni de poils, de laine et de plumes. La femelle pond cinq ou six œufs, deux ou trois fois dans la saison. Ils sont lisses et brillants, blancs, gris ou blanc bleuté et tachés de gris, de brun-gris ou de brun. L’incubation dure une quinzaine de jours.

Elle est insectivore. Elle picore les insectes au sol. A d’autres moments, elle fond sur ses proies qu’elle prend à terre ou à faible hauteur. Elle peut enfin capturer des insectes en plein vol et sait même en saisir à la surface de l’eau en pratiquant le vol stationnaire.

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