Bruant des neiges Plectrophenax nivalis (Linnaeus, 1758)

Plectrophenax nivalis (Linnaeus, 1758) ou le Bruant des neiges est un oiseau de la famille des Calcariidae.

Plectrophenax nivalis adulte
Plectrophenax nivalis adulte
Crédits : Ré Nature Environnement

Il mesure de 15,5 à 18 cm.
Il présente une grande zone blanche au niveau des ailes et à la base de la queue, bien visible en vol.
Le mâle nuptial ne peut être confondu. La poitrine et la tête sont blanches. Le dos est noir. Le plumage nuptial peut être conservé une partie de l’hiver.
La femelle nuptiale est diffusément tachetée de gris sur la calotte, les joues et les côtés de la poitrine. Le dos est non noir uni.
Le juvénile a la tête grise. La poitrine est diffusément gris sale.
A l’automne, tous les plumages sont similaires. Les côtés de la poitrine, la joue, la calotte, la nuque et les épaules sont roussâtres. Le dos est brun-jaune strié de noir. Le bec est paille à bout noir. Le mâle a plus de blanc aux ailes et aux couvertures primaires. Il a le bout des ailes plus noir que la femelle.
Le contact est un « pèr’r’r’it » roulé, ou un doux "pchuyu sifflé.

On le rencontre en milieu alpin, dans des pentes rocailleuses et dénudées, sur des côtes rocheuses nordiques, des landes hautes et la toundra sans arbre.
Il est très peu farouche mais il est agité et vif.
C’est un migrateur.
Sur l’île de Ré, on peut l’observer de la mi-septembre à la fin février. Le cordon naturel de galets de Loix à la Lasse en accueille chaque hiver de petits groupes de 4, 5 ou 6 individus qui sont très faciles à approcher. Ils se nourrissent de petites graines d’Obiones, de Soudes arbustives et autres plantes qui supportent le sel.

Son nid est construit à même le sol dans une concavité rocheuse ou entre des pierres à partir d’éléments végétaux. Le fond est tapissé de laine et de plumes. La femelle dépose 4 à 6 œufs qu’elle couve seule pendant 12 à 13 jours.

Il consomme des graines et des insectes. Les graines de graminées sont privilégiées mais aussi celles de bruyères et d’arbustes.Voir plus haut son adaptation aux graines des plantes halophytes dans l’île de Ré.

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