Ambroisie à feuille d’armoise Ambrosia artemisiifolia L.

Ambrosia artemisiifolia L. ou l’Ambroisie à feuilles d’armoise est une plante annuelle de la famille des Asteraceae, comme le Pissenlit, le Souci, les Chardons, le Tournesol, etc. Elle peut atteindre 150 cm de haut dans de bonnes conditions de croissance.

Ambrosia artemissifolia
Ambrosia artemissifolia
Crédits : Ré Nature Environnement

La tige généralement très ramifiée est souvent marquée par des côtes vertes séparées par des sillons rougeâtres.
Ses feuilles très découpées sont fines et ont une couleur vert clair sur les deux faces.
Les petites fleurs mâles verdâtres sont groupées sur de longs épis qui terminent toutes les ramifications. Ce sont ces fleurs mâles qui produisent le pollen, entre la fin du mois d’août et le mois d’octobre, avec un fort pic en septembre.
Les fleurs femelles sont discrètes et isolées à la base des feuilles. Ce sont elles qui vont donner des graines à partir desquelles se fera la dispersion. Ces graines peuvent rester dans les sols sans germer pendant une quarantaine d’année.

Ambrosia artemissifolia
Ambrosia artemissifolia
Crédits : Ré Nature Environnement

Elle peut être confondue avec l’Armoise commune qui a sensiblement le même port, une tige ramifiée rouge et verte, mais chez cette dernière espèce, les feuilles très découpées également, sont épaisses et vert foncé sur le dessus et blanchâtres argentées sur le côté inférieur.

Au stade jeune, elle peut être confondue également avec toute une série d’autres espèces qui ont aussi des feuilles très découpées, mais lors de la floraison, les doutes disparaissent facilement, grâce à la présence de ses petites fleurs verdâtres.

Carte de répartition d'Ambrosia artemissifolia
Carte de répartition d’Ambrosia artemissifolia
Crédits : Ré Nature Environnement

C’est une espèce nord-américaine qui a été introduite accidentellement dans la région lyonnaise en 1863, et depuis, elle ne cesse de gagner du terrain dans toute l’Europe.
Elle est arrivée sur l’île de Ré par l’intermédiaire de graines destinées à nourrir les oiseaux en hiver.

L’Ambroisie est une espèce très invasive qui pose un réel problème de santé publique, car son pollen est particulièrement allergisant.
Dans les régions où l’Ambroisie s’est installée, un homme sur cinq au minimum y est devenu allergique de façon définitive.
Lors d’un premier contact avec le pollen, l’allergie se manifeste par : rhinite, conjonctivite, toux, asthme, urticaire et eczéma. Lors des contacts suivants, il y aura aggravation systématique avec apparition d’insomnies, d’un sentiment de mal-être, d’asthme.
Les animaux domestiques peuvent eux aussi être victime de cette allergie.
Il faut savoir qu’un seul pied d’Ambroisie peut produire 2 500 000 000 grains de pollen qui seront dispersés par le vent dans un rayon de 40 km. Le processus d’allergie respiratoire se déclenche à partir de seulement 5 grains de pollen par mètre cube d’air.
En plus de l’allergie au pollen, le simple contact des inflorescences avec la peau peut provoquer de l’urticaire et de l’eczéma sur le visage, le cou et les bras.
Dans la seule région lyonnaise qui est la plus envahie par l’Ambroisie en France, ce sont au moins 120 000 personnes qui sont atteintes tous les ans et consomment des médicaments pour un coût global de 1,6 million d’euros. Les cas d’hospitalisation ne sont pas rares.

Ambrosia artemissifolia
Ambrosia artemissifolia
Crédits : Ré Nature Environnement

Que peut-on faire pour limiter sa présence et sa propagation ? Continuer à distribuer des graines aux oiseaux, mais ensuite, il est impératif de surveiller chaque année que des plants d’Ambroisie ne poussent pas sous les mangeoires.
Si des pieds apparaissent, les arracher et les détruire avant qu’ils ne fleurissent évitera une prolifération.
Si les plants sont en fleurs, ne pas les laisser sécher librement dehors, car le pollen sera alors diffusé et pourra provoquer des allergies.
Il ne faut ni composter ni mettre les pieds d’Ambroisie aux ordures afin d’éviter une dispersion du pollen et éventuellement des graines.
Si vous pensez être en présence de cette plante, n’hésitez pas à contacter Ré Nature Environnement pour obtenir une confirmation d’identification.

Mots-clés