Cornouiller sanguin Cornus sanguinea subsp. sanguinea

Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Cornus sanguinea subsp. sanguinea ou le Cornouiller sanguin est un arbrisseau caducifolié de la famille des Cornaceae. Il mesure jusqu’à 5 m. Il rejette de souche, se marcotte, se drageonne. Il fleurit entre mai et juillet. Ses autres noms sont Sanguine, Bois puant, Olivier de Normandie, Savignon, Bois rouge...

Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Crédits : Cécilia Saunier-Court

La base des troncs est à écorce finement fendillée.
Les tiges sont vertes plus ou moins flexibles et devenant rouges en pleine lumière.
Les jeunes rameaux sont opposés, glabres et cylindriques, plus ou moins brillants.
Les bourgeons sont axillaires étroits, lancéolés, opposés et appliqués contre le rameau, à 2-4 écailles pubescentes.
Les feuilles sont opposées, ovales lancéolées et à pointe courte. Les poils de la face intérieure des feuilles sont dirigés en tous sens.
Les corymbes terminaux sont courtement pédonculés.
Les fleurs sont hermaphrodites, régulières, blanches et à 4 pétales plus longs que larges.
Les drupes [1] sont sphériques, petites (5-8 mm de diamètre) et noir bleuté.

Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Cette espèce est très commune partout à basse altitude.
Cet arbrisseau est héliophile ou de demi-ombre.
On le trouve dans des bois, lisières forestières, haies, fourrés ou friches.

Carte de répartition de Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Carte de répartition de Cornus sanguinea subsp. sanguinea
Crédits : Ré Nature Environnement

Sur l’île de Ré, cet arbuste est rare. En dehors de sa situation normale en lisière, il faut noter une station remarquable d’individus de petite taille dans une dépression d’arrière-dune peuplée par ailleurs de Phragmites australis, Scirpus holoschoenus et Populus canescens (au Bois-Plage, en arrière de la plage des Sauzes).

Cette plante est mellifère. Les fruits sont fébrifuges [2].

Les fruits donnent une huile utilisée autrefois pour l’éclairage et la fabrication du savon.
La pulpe des fruits est grasse et amère. Elle ressemble par sa couleur et sa texture, mais pas par son goût, à la pulpe d’un avocat. Crue, elle est émétique et peut provoquer des troubles gastriques.
La pulpe renferme de 17 à 20% d’une huile grasse, que l’on a utilisée pour l’éclairage et la fabrication du savon.

Mots-clés


[1Drupe : fruit charnu indéhiscent contenant une seule graine, enfermée dans un noyau dur

[2Fébrifuge : qui combat la fièvre et ses manifestations