Malva sylvestris L., 1753

Grande mauve

Malva sylvestris L., 1753 ou la grande mauve est une plante annuelle ou vivace. Elle appartient à la famille des Malvaceae. Elle mesure jusqu’à 120 cm. On l’appelle aussi mauve des bois, mauve sauvage ou mauve sylvestre.

Malva sylvestris L., 1753
Malva sylvestris L., 1753
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Elle est soit étalée, soit dressée.
Les feuilles sont parfois à tache noire.
Ses fleurs sont 25-40 mm, pourpre rosé pâle à foncé, groupées par 2. L’épicalice [1] a des lobes non soudés à la base, en coupe.
Les carpelles [2] ont des angles aigus.

On la trouve dans des terrains vagues. Sur l’île de Ré, elle est répandue.

Malva sylvestris L., 1753
Malva sylvestris L., 1753
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Les feuilles sont tendres, même passée leur prime jeunesse et peuvent servir de base aux salades. Les toutes jeunes feuilles, d’un beau vert clair vif, sont particulièrement recommandables.
Cuites, les feuilles forment un bon légume, mais leur texture très mucilagineuse n’est pas goûtée de tous. On peut la mettre à profit pour préparer d’excellentes soupes.
Les fleurs décorent magnifiquement les salades ou d’autres plats.
Lorsqu’ils sont jeunes et tendres, les petits fruits, populairement nommés "fromages", sont souvent grignotés par les enfants. On peut aussi les débarrasser de leur calice et les ajouter aux salades.

Malva sylvestris L., 1753
Malva sylvestris L., 1753
Crédits : Cécilia Saunier-Court

La plante est très riche en protéines complètes, en provitamine A, en vitamines B1, B2 et C et en sels minéraux, en calcium, en fer, ainsi qu’en mucilage.
Cette dernière substance lui vaut d’être émolliente [3], expectorante [4] et, à haute dose, laxative. La consommation de la mauve est recommandée en cas de constipation ou d’irritation du tube digestif.

Malva sylvestris L., 1753
Malva sylvestris L., 1753
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Les fleurs et les feuilles contiennent surtout des mucilages [5], mais également des tanins et des flavonoïdes. Les mucilages calment les muqueuses et font de l’infusion un remède efficace contre la toux, l’inflammation du larynx, l’emphysème, le tarissement des glandes lacrymales, la sécheresse de la bouche, la bronchite, les catarrhes et les gastro-entérites.
Les fleurs, qui colorent l’infusion en rouge, sont volontiers ajoutées à d’autres mélanges. Dans l’Antiquité, les feuilles étaient administrées en tant que légume contre la constipation.
Elle est en outre anti-inflammatoire.


[1Épicalice : anneau d’organes ressemblant à des sépales, situé juste en dessous des sépales

[2Carpelle : pièce florale qui contient le ou les ovules

[3Émollient : adoucissant capable de détendre des parties enflammées ou irritées

[4Expectorant : qui facilite le rejet des sécrétions provenant des voies respiratoires

[5Mucilage : substance végétale qui devient visqueuse au contact de l’eau et pouvant être laxative