Papaver rhoeas L., 1753 ou le coquelicot est une plante annuelle, mesurant jusqu’à 60 cm. Il appartient à la famille des Papaveraceae. Il fleurit de mai à juillet. Son autre nom est grand coquelicot.

Elle a des poils rudes et hérissés.
Ses fleurs sont écarlates, avec souvent des taches noires au centre. Ses anthères [1] sont noires bleutées.
Les pédoncules sont à poils étalés.
Son fruit est une capsule arrondie et glabre.

On le rencontre dans des champs, des sols remués.
Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades composées, aux soupes vertes ou se cuisent en légumes.
La fleur contient du mucilage, du saccharose, une matière colorante et un alcaloïde. Elle est émolliente [2], sédative, béchique [3] et diaphorétique [4].
Les graines servent à saupoudrer les pains et les pâtisseries ou, cuites avec du lait et du miel, à fourrer des gâteaux. On en extrait l’huile d’œillette, autrefois couramment employée dans l’alimentation et jugée égale à l’huile d’olive.
Les graines renferment des protéines et de la lécithine.

Chaque fleur produit environ 2,5 millions de grains de pollen très nourrissants, recherchés par divers insectes. Les bourdons attendent souvent dès le matin l’ouverture des fleurs. La majeure partie du pollen est distribuée avant 10 heures.
Les pétales sont antitussifs et antispasmodiques. Ils participent à l’activité de plusieurs médicaments spécialisés dispensés en pharmacie. Il faut savoir que, à dose trop forte, une intoxication peut apparaître, avec somnolences et hallucinations. Les fruits sont les organes les plus riches en principes toxiques.

Il fait partie de la tisane aux 7 fleurs pectorales.
Il est adoucissant, sudorifique, utile contre les toux sèches, les bronchites.
Les fleurs de coquelicot sont émollientes et sédatives. La médecine populaire les utilisait contre l’enrouement et les toux irritantes.
