Coquelicot, Grand coquelicot Papaver rhoeas L.

Papaver rhoeas
Papaver rhoeas
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Papaver rhoeas L. ou le Coquelicot est une plante annuelle, mesurant jusqu’à 60 cm. Elle appartient à la famille des Papaveraceae. Elle fleurit de mai à juillet. Son autre nom est Grand coquelicot.

Papaver rhoeas
Papaver rhoeas
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Elle a des poils rudes et hérissés.
Ses fleurs sont écarlates, avec souvent des taches noires au centre. Ses anthères [1] sont noires bleutées.
Les pédoncules sont à poils étalés.
Son fruit est une capsule arrondie et glabre.

Carte de répartition de Papaver rhoeas
Carte de répartition de Papaver rhoeas
Crédits : Ré Nature Environnement

On la rencontre dans des champs, des sols remués.

Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades composées, aux soupes vertes ou se cuisent en légumes.
La fleur contient du mucilage, du saccharose, une matière colorante et un alcaloïde. Les fleurs de coquelicot sont émollientes [2], sédatives, béchiques [3] et diaphorétiques [4]. Une consommation immodérée peut être hypnotique.
Les pétales rouges décorent magnifiquement les plats et le jeune ovaire encore tendre peut être croqué tel quel pour sa saveur de noisette.
On retrouve cette saveur dans les graines mûres, très oléagineuses, que l’on peut utiliser comme condiment, grillées et mélangées à du sel. Les graines servent à saupoudrer les pains et les pâtisseries ou, cuites avec du lait et du miel, à fourrer des gâteaux. On en extrait l’huile d’œillette, autrefois couramment employée dans l’alimentation et jugée égale à l’huile d’olive. Graines et huile n’ont pas la moindre toxicité.
Les graines renferment une huile comestible, des protéines et de la lécithine.

Papaver rhoeas
Papaver rhoeas
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Chaque fleur produit environ 2,5 millions de grains de pollen très nourrissants, recherchés par divers insectes. Les bourdons attendent souvent dès le matin l’ouverture des fleurs. La majeure partie du pollen est distribuée avant 10 heures.

Les pétales sont antitussifs et antispasmodiques. Ils participent à l’activité de plusieurs médicaments spécialisés dispensés en pharmacie. Il faut savoir que, à dose trop forte, une intoxication peut apparaître, avec somnolences et hallucinations. Les fruits sont les organes les plus riches en principes toxiques.

Papaver rhoeas
Papaver rhoeas
Crédits : Cécilia Saunier-Court

A la Renaissance, le coquelicot était le remède spécifique de la pleurésie.
Il fait partie de la tisane aux 7 fleurs pectorales.
Il est adoucissant, sudorifique, utile contre les toux sèches, les bronchites, en sirop. Calmant et inoffensif à dose médicinale, son sirop aide également à l’endormissement des enfants nerveux.

Jeunes feuilles, fleurs et graines de coquelicot sont comestibles.
Les jeunes feuilles sont consommées crues en salade ou cuites dans des potages d’herbes sauvages.
L’ovaire encore jeune et vert a une agréable saveur de noisette.
Les graines grillées et mélangées à du sel sont un excellent condiment. On peut aussi en mettre dans les petits sablés, crêpes, etc.

Les fleurs de coquelicot sont émollientes et sédatives. La médecine populaire les utilisait contre l’enrouement et les toux irritantes.
Pour cela, faites une infusion avec une cuillerée à calé de pétales par tasse d’eau bouillante. Sucrez avec du miel.

Mots-clés


[1Anthère : partie terminale d’une étamine, plus ou moins renflée, renfermant les grains de pollen

[2Émollient : adoucissant capable de détendre des parties enflammées ou irritées

[3Béchique : qui permet de lutter contre la toux sèche

[4Diaphorétique : qui permet d’augmenter la transpiration