Pin de Corte, Pin maritime Pinus pinaster subsp. pinaster

Pinus pinaster subsp. pinaster (Syn. Pinus pinaster subsp. atlantica) ou le Pin maritime est un arbre sempervirent, de la famille des Pinaceae. Il mesure jusqu’à 30 m. Cette espèce monoïque [1] fleurit d’avril à mai. Elle est pollinisée et dispersée par le vent. Ses autres noms sont Pin des landes, Pin de Bordeaux, Pin à trochets, Pin de Corte.

Pinus pinaster
Pinus pinaster
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Le tronc est flexueux, à écorce rougeâtre noire.
Sa cime est peu compacte.
Les gros bourgeons sont ovoïdes allongés, non résineux, à écailles frangées.
Ses aiguilles sont par 2, très longues (12-22 cm), épaisses, vert foncé, rigides et un peu piquantes.
Les cônes sont gros (longs de 10-18 cm) et presque sessiles.

Carte de répartition de Pinus pinaster subsp. atlantica
Carte de répartition de Pinus pinaster subsp. atlantica
Crédits : Ré Nature Environnement

Son aire naturelle correspond à : Landes de Gascogne, Corse, Maures, Estérel, Corbières. Sa zone d’introduction en France se trouve en : Bretagne, Pays de Loire, Centre, Charente-Maritime, Aquitaine, Cévennes.

Pinus pinaster
Pinus pinaster
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Il est sensible aux fortes gelées et au bris de branches. Il exige la pleine lumière et une légère humidité de l’air.
Il a une forte intolérance au calcaire, mais très bonne adaptation aux sols acides et pauvres, voire à l’hydromorphie. Il préfère les sols profonds, sur lesquels la croissance est plus rapide.
Ses aiguilles se décomposent très lentement.
Il est sensible à la chenille processionnaire.

Cette espèce est naturelle dans les forêts du littoral, pionnière sur l’arrière-dune (des Landes aux Charentes).
Sur l’île de Ré, elle fut plantée suite à une campagne de reboisement, réalisé par l’ONF (Office National des Forêts). Elle est aujourd’hui très commune sur le territoire.

Pinus pinaster
Pinus pinaster
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Il servait à la production de résine (gemme). Cette dernière permet de soigner des affections bronchiques chroniques. Sur Ré, cette récolte n’a pas été pratiquée, contrairement à l’île d’Oléron.
La résine sécrétée par la blessure du tronc sert à la distillation de l’huile de térébenthine. Cette dernière peut être administrée en cas d’affections bronchiques chroniques et en frictions lors de rhumatismes et de névralgies.
Cette huile est antiseptique, antidouleur, stimulante et tonique. A ne pas confondre avec l’essence de térébenthine, qui sert comme solvant puissant et toxique.

Mots-clés


[1Monoïque : plante à fleurs mâles et femelles séparées, mais situées sur un même individu