Pinus pinea L., 1753 ou le pin pignon est un arbre sempervirent. Il appartient à la famille des Pinaceae. Il mesure jusqu’à 20 m. Il fleurit d’avril à mai. Il est monoïque. Ses autres noms sont pin parasol ou pin d’Italie.
L’écorce est profondément fissurée, puis elle est par grandes plaques pourpre orangé.
Son tronc est souvent court et fourchu.
Les rameaux sont vert orangé. La cime est en parasol.
Ses aiguilles sont par 2, raides, gris-vert foncé, peu piquantes, avec une odeur d’oignon.
Les cônes sont de 10 cm, très larges et globuleux.

On le trouve dans des terrains secs voire sols profonds et frais. Cette espèce héliophile est parfois présente dans les zones marécageuses ou dans les dunes.
Sur l’île de Ré, il est commun.
L’amande des graines est tendre, oléagineuse, légèrement sucrée et aromatique.
Les pignons sont très riches en huile grasse, qu’on en extrayait parfois : elle est excellente, mais rancit rapidement.
Le thé à la menthe aux pignons est une tradition d’Afrique du Nord, tout comme les gâteaux aux pignons.
Les aiguilles contiennent une huile essentielle à odeur citronnée et des glucosides.
Elles sont expectorantes et antiseptiques.

Les pignons sont très recherchés en été et en automne : quand il fait sec, les écailles s’écartent et laissent échapper les graines. C’est une source très intéressante de lipides et de protides. Ils contiennent aussi du fer, du phosphore, du magnésium, des protéines et des vitamines B1, B3 et PP.

Ré Nature Environnement s’est illustrée en janvier 2015 pour avoir dénoncée un trafic lucratif (les pignons sont vendus entre 80 et 120€ le kilogramme) de cônes de pins parasols, qui lui a valu d’être visible sur tous les médias (télés, radios, presse écrite, internet, réseaux sociaux...) de France et d’Europe. Ce trafic a été stoppé grâce à un buzz étonnant, qui a attiré l’attention du plus grand nombre... Un véritable trafic industrialisé (un camion de 25 tonnes de cônes partait chaque semaine de l’île de Ré destination l’Espagne, une fois les cônes séchés, les graines libérées puis écrasées, les pignons recueillis pour être vendus) avait succédé à un trafic artisanal... Les arbres aux branches cassées, les passages des véhicules sur les pelouses sableuses et une insécurité pour les promeneurs et cavaliers, tout cela sur des terrains privés ou publics (Département et Conservatoire du Littoral) a fini par mobiliser, à l’initiative de Ré Nat, tous les médias... et faire cesser ce pillage industriel sans autorisation, sur terrains privés de surcroît. On rappellera que glaner comme ramasser des champignons demeure autorisé.
La densité très forte des pins parasols dans l’île de Ré (une des plus forte d’Europe), leur facilité d’accès en terrain plat sans clôtures, l’interdiction de l’importation de pignons chinois impropres à la consommation humaine pour cause de bactéries, la cherté du prix des pignons, l’exploitation totale des pins parasols espagnols, portugais et provençaux explique cette affaire.
