Pteridium aquilinum (L.) Kuhn, 1879 ou la fougère aigle est une Hypolepidaceae vivace. Elle mesure jusqu’à 200 cm (voire 250 cm). Elle fructifie entre juillet et octobre. On l’appelle aussi grande fougère, fougère impériale, porte-aigle, fougère commune...

La souche est profonde, noire, fibreuse et longuement traçante.
Sa fronde [1] est triangulaire, 3 ou 4 fois pennatiséquée [2], à pétiole épais et très long.
Les divisions primaires sont opposées et pétiolées. Celles de dernier ordre sont plus ou moins entières triangulaires, sessiles, velues en dessous, un peu enroulées sur les bords.
Ses sporanges [3] sont sur les bords des divisions de dernier ordre.

Elle est très commune. C’est une espèce de lumière ou de demi-ombre.
On la rencontre dans des forêts claires, des landes, des prairies peu pâturées jusqu’à 1700 m... Sur l’île de ré, elle constitue des peuplements denses et étendus.

Les jeunes pousses, ramassées lorsqu’elles sont encore très jeunes, sont cuites à l’eau puis servies avec une sauce. Elles sont assez mucilagineuses et leur goût est généralement agréable.
Les pousses renferment une thiaminase (détruisant la vitamine B1) et des substances cancérigènes.
Toutes les parties de la fougère aigle sont toxiques lorsqu’elles sont crues. C’est pourquoi elle doit toujours être cuite. Il arrive que les pousses soient si riches en hétéroside cyanogénétique qu’à la cuisson elles dégagent une forte odeur d’amande amère.
Les équidés la consomment volontiers. C’est la consommation de 15 à 20 jours et jusque 35 jours est toxique. Les symptômes nerveux prédominent : faiblesse, tremblements musculaires, spasmes, convulsions. La mortalité est importante.
