Douce-amère, Morelle douce-amère Solanum dulcamara L.

Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Solanum dulcamara L. ou la Morelle douce-amère est une liane caducifoliée, appartenant à la famille des Solanaceae. Elle mesure jusqu’à 200 cm, voire plus. Cette espèce fleurit de juin à août. Elle est pollinisée par les insectes et dispersée par les animaux. Ses autres noms sont Douce-amère, Herbe à la fièvre, Réglisse sauvage, Morelle grimpante...

Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Crédits : Cécilia Saunier-Court

La souche est rampante.
Ses tiges sont grimpantes, plus ou moins volubiles et retombantes (sans dispositifs d’accrochage).
Les feuilles sont alternes, entières ou trilobées, glabres ou finement pubescentes. Le pétiole est plus court que le limbe.
Ses fleurs sont glabres en bouquets pédonculés terminaux. Elles sont régulières, bisexuées, à pétales triangulaires violets et anthères jaunes.
Les baies sont ovoïdes, vertes puis rouges, longues de 1-1,5 cm.

Carte de répartition de Solanum dulcamara
Carte de répartition de Solanum dulcamara
Crédits : Ré Nature Environnement

Elle est très commune dans toute la France. C’est une espèce héliophile et de demi-ombre.
On la rencontre dans des bois humides, des bords des eaux, des décombres, des peupleraies, des haies. Sur l’île de Ré, elle est répandue dans les lisières et les fossés sur tout le territoire.

Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Cette plante est mellifère.
Les jeunes tiges sont dépuratives [1], laxatives, diurétiques [2] et sudorifiques [3].

Toutes les morelles sont suspectes. Les plus dangereuses sont la pomme-de-Sodome et la douce-amère. Ce sont surtout leurs baies qui sont incriminées, grosses boules jaunes chez la première, petites et rouges à maturité chez la seconde. Leur ingestion provoque des troubles digestifs, nerveux, respiratoires et cardiaques, parfois mortels. Les parties vertes de ces plantes sont également dangereuses.

Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Crédits : Cécilia Saunier-Court

La plupart des espèces renferment des glucoalcaloïdes toxiques, en particulier de la solanine, généralement accompagnés de saponosides. Ce sont ces derniers qui sont responsables de la toxicité des baies de la douce-amère, ainsi que les alcaloïdes semblables à l’atropine présents dans les graines.

Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Mots-clés


[1Dépuratif (-ve) : qui purifie le sang en aidant à l’élimination des déchets

[2Diurétique : qui augmente la production d’urine

[3Sudorifique : qui stimule la transpiration