Grande ortie Urtica dioica L.

Urtica dioica
Urtica dioica
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Urtica dioica L. ou l’Ortie dioïque est une plante vivace, appartenant à la famille des Urticaceae. Elle mesure jusqu’à 100 cm. Cette espèce fleurit de juin à octobre. On l’appelle aussi Grande ortie.

Urtica dioica
Urtica dioica
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Cette plante est vert sombre, couverte de poils urticants ou non.
Le rhizome est rampant et ramifié, de couleur jaune.
Ses tiges sont fortes, dressées, non ramifiées, à section carrée.
Les grandes feuilles sont opposées, de forme ovale, terminées en pointe, légèrement cordées, à fortes dents triangulaires. Le pétiole est bien plus court que le limbe.
Ses fleurs sont unisexuées (parfois bisexuées), disposées à l’aisselle des feuilles en grappes ramifiées plus longues que les pétioles. Le périgone est pubescent.

Carte de répartition d'Urtica dioica
Carte de répartition d’Urtica dioica
Crédits : Ré Nature Environnement

Elle est très commune dans toute la France. Elle est plus rare en région méditerranéenne. C’est une espèce héliophile ou de demi-ombre.
On la rencontre dans des haies, des fossés, des lisières forestières, des ourlets, des bois frais à sols riches, au voisinage des habitations.

Urtica dioica
Urtica dioica
Crédits : Cécilia Saunier-Court

L’ortie est riche en fer, potassium, silice, magnésium, en vitamines A et C. c’est la plante verte la plus riche en protéines. Elle est réputée comme emménagogue [1]. L’ortie est hypoglycémiante et régénère le sang. Elle est astringente [2] et antihémorragique, ce qui n’est pas contradictoire avec ses vertus emménagogues dues à d’autres principes. C’est une plante digestive. L’ortie est tonique, diurétique [3], antianémique…
Stimulante, apéritive, l’ortie favorise les échanges métaboliques, stimule l’activité des glandes endocrines et améliore la production de globules rouges… Elle est l’un des meilleurs reminéralisants naturels qui soit !
Les feuilles sont dépuratives [4], utiles contre les maladies de peau (eczéma). Les feuilles séchées font une tisane agréable, fortifiante pour les anémiés. La décoction des feuilles fraîches fortifie le cuir chevelu, est un remède contre les pellicules et prévient la chute des cheveux en dernier rinçage. La décoction des racines est diurétique [5], recommandée contre les rhumatismes.
Les piqûres d’ortie soulagent l’arthrite et les rhumatismes.

Urtica dioica
Urtica dioica
Crédits : Cécilia Saunier-Court

Une fois cuite, les feuilles ne piquent plus du tout. Elles sont bonnes en soupe, en gratin, en tarte avec du fromage de brebis.
Les feuilles d’ortie sont particulièrement riches en protéines (5 à 9% du poids soit environ 40% du poids sec : près de 2 fois plus que le soja !).

Les orties vraies sont de véritables bienfaits de la nature par leur richesse en éléments vitaux. Elles se cuisinent depuis la nuit des temps, on en fait des potages, des salades, des farces, des quiches, des légumes d’accompagnement, etc.
D’une façon générale, l’ortie se cuisine comme l’épinard, elle perd son piquant à la cuisson, à partir de 85°, et au séchage. Elle est utilisée dans les célèbres cures régénératrices de printemps.
Beaucoup de chlorophylle, de la vitamine C (jusqu’à 100 mg / 100 g), du calcium, potassium, fer, phosphore, magnésium… Les feuilles sèches contiennent jusqu’à 20 % de protéines.

Mots-clés


[1Emménagogue : qui provoque l’apparition des règles

[2Astringent : resserrant les tissus et diminuant les sécrétions

[3Diurétique : qui augmente la production d’urine

[4Dépuratif (-ve) : qui purifie le sang en aidant à l’élimination des déchets

[5Diurétique : qui augmente la production d’urine